Un énième ouvrage sur le Louvre, pourrait-on penser. Pourtant celui-ci, fruit de la collaboration des éditions de La Martinière et du musée, recèle certains atours, certaines caractéristiques qui en font une petite référence. L’accent est mis sur les oeuvres, quelque 500 toiles, sculptures, dessins et autres objets de culte sont ici répertoriés, classés en fonction des domaines couverts par le musée : peintures française et italienne, antiquités grecques, arts graphiques... On nous promet une visite dans les allées du Louvre, et c’est une véritable balade en images qui s’offre ici.
Depuis 1202, le cœur de la France bat au Louvre et au jardin des Tuileries depuis la Révolutionn en témoigne la campagne de dons pour restaurer les bancs des tuileries... Tout commence avec la « grosse tour », construite sous Philippe Auguste et Charles V pour se protéger des Anglo-Normands, marquant ainsi le centre de la féodalité française. Ce site, initialement une forteresse médiévale, symbolise la puissance et l’unité du royaume. Au XVIe siècle, François Ier transforme radicalement le Louvre en démolissant la forteresse pour y ériger un palais Renaissance, reflétant l’influence artistique et culturelle de l’Italie. Sous son règne, le Louvre devient un lieu de prestige, accueillant les collections royales et incarnant le rayonnement de la monarchie française . Catherine de Médicis, reine de France et épouse d’Henri II, poursuit cette métamorphose en ajoutant le palais des Tuileries, un ensemble architectural élégant qui s’étend vers l’ouest de Paris. Les Tuileries, conçues comme une résidence royale et un lieu de fêtes, deviennent indissociables du Louvre, formant un ensemble monumental au service du pouvoir. Cependant, cet ensemble est aussi le théâtre d’événements tragiques, comme la Saint-Barthélemy en 1572, qui laisse une trace sanglante dans l’histoire de ces lieux
Au fil des siècles, le Louvre et les Tuileries évoluent au gré des régimes politiques. Sous la Révolution, le Louvre est transformé en musée, ouvrant ses portes au public et devenant un symbole de la démocratisation de l’art. Le palais des Tuileries, quant à lui, reste un lieu de pouvoir jusqu’à sa destruction lors de la Commune de Paris en 1871, marquant la fin d’une époque. Le XIXe siècle voit le Louvre s’agrandir et se moderniser, avec des projets architecturaux ambitieux qui préparent son rôle futur de grand musée national
A défaut d’une réelle originalité dans sa présentation, ‘ Le Louvre et les Tuileries’ offre un joli panorama de la collection du plus grand musée français. Le choix est subjectif, mais indéniablement judicieux. Tant dans sa diversité que dans sa représentativité d’un musée "encyclopédique" qui recèle des trésors de l’art mondial. La coque de plastique transparent qui couvre un objet très "carré" vient rappeler les pyramides de Ieoh Ming Pei, évoquant ainsi la modernisation de l’institution. Si les oeuvres sont classiques, intemporelles, le musée a su les accompagner dans le temps, à travers l’histoire. ‘Louvre’ en témoigne. Dans une économie de texte et une iconographie entièrement vouée à l’art. Un guide en images, pertinent et abordable.
Bibliographie sur le Louvre
Le Louvre et les Tuileries - Huit siècles d'histoire, Michel Carmona, éditions de La Martinière, 2004
Dictionnaire amoureux du Louvre, Pierre Rosenberg et Bruno Ferte
Tout Le Louvre - Les chefs-d'œuvre, l'histoire du palais, l'architecture,