20.09.2009

Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas

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Mon opinion est faite: Le comte de Monte Cristo est l'un des plus grands romans de tous les temps!
Le cœur de l'intrigue est connu de la plupart des personnes, surtout grâce à l'adaptation avec l'imposant Gerard Depardieu. Tout commence quand le jeune marin Edmond Dantès est injustement emprisonné pendant quatorze ans dans les cachots du château d'If, victime d'un monstrueux complot, l'accusant d'etre bonapartiste. En prison, il fait la connaissance de l'abbé Faria, qui lui sert de mentor et lui enseigne les sciences du monde ( philosophie, langues et littérature, sciences etc) A sa mort, il lui fait don d'un fabuleux trésor. On découvre alors comment Dantès sort de prison et sa terrible vengeance....

Dumas ne révèle pas seulement les excentricités et les tendances de l'époque, mais utilise aussi son protagoniste pour critiquer les défauts évidents de la classe supérieure de la société parisienne. Allant de l'absence de responsabilisation dans la "justice", qui le condamne à la prison à vie par la ruse et la dissimulation, du vol et de l'adultère, qui semblent être monnaie courante parmi les riches. Edmond Dantes est un outil particulièrement utile pour les fins de Dumas, car il mène une vie de nombreuses façades. Il crée un protagoniste fascinant qui est noirci par la société jusqu'au point de non retour.

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Edmond Dantès croit fermement qu'il est l'instrument divin, pour apporter justice et jugement, et donc il exécute sa vengeance comme l'instrument de Dieu. Sa vie après la découverte de la fortune de l'abbé Faria est entièrement consacrée à cet objectif. C'est un homme obsédé, au point de perdre son humanité au point de se détruire dans le processus. Ce livre est fascinant de par les processus ingénieux de sa vengeance, mais aussi de par la rédemption d'Edmond Dantès, et la prise de conscience que sans la miséricorde, l'amour et l'humilité, la justice ne peut être infligée. De plus, Dumas inclut le contexte historique approprié (comme le retour de Napoléon qui fournit la toile de fond). Cela ajoute beaucoup à l'histoire, au propre et au figuré.  

Il ya des personnages et de nombreuses sous-parcelles qui ne sont pas dans la version cinématographique de l'histoire. La société et les mœurs de l'époque sont brillamment évoquée par la belle écriture d'Alexandre Dumas. Comme les mots sautent de la page dans votre imagination, vous voyez les personnages, vous entendez leurs paroles et vous sentez leurs émotions. On y croise des pirates et brigands romains, les bandits célèbres comme Luigi Vampa, des histoires dans des histoires: de trésors enfouis sur une île volcanique déserte, de secrets enfouis et de vieilles passions. Un vrai régal!

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10.08.2009

Gigi de Colette

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Quinze ans, Gilberte (Gigi), née dans une famille de parisiennes courtisanes, est éduqué pour suivre les traces de sa grand mére. Eduqués en matière d'étiquette, de vêtements, de bijoux par sa formidable Tante Alicia, Gigi est l'espoir de sa famille. Quand une vieille connaissance, le riche mais blasé Gaston Lachaille commence à s'intéresser à Gigi autant dire que sa tante et sa grand-mère sont ravies. Mais - surprise! La jeune fille ne veut pas être la maîtresse d'un riche mondain car elle préfère l'idée d'une vie ordinaire....

Gigi, c'est l'histoire d'une jeune femme élevée dans la décadence au milieu d'une société matérialiste. Ses tantes l'ont élevé dans le but de devenir une maîtresse, une courtisane. Gaston tombe sous le charme de Gigi mais elle refuse de faire partie de cette société parisienne, pleine de prétentieux. Elle désire plus; une relation honnête et ouverte fondée sur l'amour. Colette est un écrivain cosmopolite dotée d'une imagination qui prend son envol. Elle possède un esprit aigu et sévère, aucune nuance de regret ou nostalgie n'échappe à son regard. Elle trouve de la beauté dans l'ordinaire et le banal. Les fleurs sauvages dans le cimetière où se trouve la mère de Gigi devient la palette d'un artiste où les espoirs, les rêves et les fantasmes de Gigi sont mêlés aux dures réalités de son existence. A lire aussi: Chéri du même auteur!

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09.04.2009

Chéri, suivi de la fin de Chéri de Colette

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Les deux "Chéri", écrits par la divine Colette sont un hommage à la puissance de l'amour et à la beauté de l'esprit humain. Au XIXème siècle, à Paris, la formidable courtisane Léa est toujours belle à l'âge mûr, mais un peu plus sage et mélancolique. Mme Peloux, lui confie son fils Fred (affectueusement connu sous le nom de Chéri).

Chéri, égoïste, égocentrique jeune homme de 20 ans, est presque trop beau. Sous sa répartie sarcastique , Chéri aime Léa, la surnommant même Nounoune. Dans leur relation - Léa, est à la recherche d'une épaule jeune pour faire face à l'approche de l'âge et à la perte de son physique. Quant à Chéri, il prend tout ce qu'elle a à offrir en toute désinvolture. Tout change lorsque la mére de Chéri lui annonce qu'elle songe à le marier avec une belle jeune femme.

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Ainsi se termine Chéri. La fin de Chéri est tout à fait différent, comme le réveil aprés un doux rêve. Lea est devenue réaliste et sait que le temps de sa beauté est révolu. Sans Chéri, le spectre du vieillissement commence à la hanter d'une manière très réelle, et avec une sorte de véritable terreur, elle envisage son avenir solitaire. L'argent ne sera pas un problème; Léa a investi les dons de ses nombreux amoureux.

Chéri a changé lui aussi. Il n'est plus le jeune satyre impatient, mais, pris au piège d'un mariage sans amour, la beauté infantil a laissé place à un superbe homme cynique, presque dépassé par l'ennui. Est-ce encore possible? Peut-elle encore être sa maîtresse? La réponse à cette question constitue le dénouement pour ce qui est vraiment, à la fin, une tragédie humaine. Ce couple condamné ne peut survivre comme ils le sont, et ils ne le font pas. Et le lecteur ne peut s'empêcher de soupirer au vu du destins de Lea et de Chéri.

Ces deux courts romans de Colette explorent un théme avec lequel je dois admettre être peu familier, celui de l'éducation d'un jeune homme romantique par une femme plus mure. Avec Léa, il a développé une relation quelque peu perverse qui combine les aspects de la transmission mère-fils, copain-copine, et  professeur-élève.

Colette affiche une spectaculaire transformation de caractère avec ses deux héros. À dix-neuf ans, Chéri est d'une joyeuse et frivole jeunesse; à trente, c'est un homme désabusé et mécontent souffrant d'un mode de vie inactif et d'un mariage sans amour. Il n'est pas en mesure de rapporter à son épouse Edmee, qui fait la charité pour un hôpital des gestes altruistes qui sont étrangères à sa personnalité. Son implication dans la Première Guerre mondiale lui a donné une dure leçon de maturité et, maintenant, il est perdu dans la nouvelle société d'après-guerre. Chéri et Léa deviennent deux amants dont les sentiment ou idéaux sont submergés par les realités de la vie.

Il me semble que la valeur littéraire de Colette réside dans son habileté à dépeindre la sociéte bourgeoise du début du XXe siècle en France d'une manière claire. Son style est plein de charme. Elle parvient à extraire les drame de la vie de gens ordinaires et simples, mais évoqué d'une maniére intelligente et sensible.

J'ai hate de voir l'adaptation de Stefan Frears avec Michelle Pfeiffer et Rupert Friend. Une amie m'a conseillé Gigi donc je pense que ça sera ma prochaine lecture de cette auteure.

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02.04.2009

Le livre de ma mére d'Albert Cohen

Evocation d'une femme à la fois 'quotidienne' et sublime, une mère, aujourd'hui morte, qui n'a vécu que pour son fils et par son fils, ce livre d'un fils est aussi le livre de tous les fils. Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu'il s'adresse à lui-même lorsqu'il pense à telle circonstance où il s'est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif.

 "Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte."

Le livre est certes autobiographique, mais chacun de nous reconnaîtra sa mère à un moment ou un autre dans le portrait de cette femme attachante que décrit Albert Cohen avec tant d amour. C'est ce qui rend le ressenti de ce livre si personnel.C'est à une expérience très particulière à laquelle se livre le lecteur de cet ouvrage. Ceux qui ont perdu leur mére y retrouve les reproches qu'il s’adresse à lui-même lorsqu’il pense à telle remarque où il s’est montré ingrat, impatient ou incompréhensif. Ceux qui ont la chance de l'avoir encore à ses côtés (comme moi) prenne conscience à quel point une mère est unique, aimante et désintéressée.

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Malheureusement, je sais déja que la vie de ma mére est précieuse. J'ai failli la perdre il y a trois ans. Une femme voulant doubler l'a renversé alors qu'elle traversait à un passage piétons. Perdre ma mére est d'ailleurs devenu une sorte d'angoisse. Elle est un repére, la seule qui nous accepte avec nos faiblesses, celle face à qui on peu pleurer comme un enfant, se laisser aller... Albert Cohen signe un livre bouleversant, hymne à toutes les méres. En lisant la prose du célébre auteur de Belle du seigneur, il est difficile de retenir ses larmes.

Un chef-d'oeuvre, un livre unique et qui durera. La plus belle histoire d'amour. Marcel Pagnol.

Je ne crois pas que l'on ait jamais écrit sur la mére, sur ce qu'elle peut inspirer de tendresse, de veneration, de regrets, de remords même, des pages plus belles, plus profondément et sobrement émouvantes. La voix du Nord.

Une petite merveille d'émotion, de tendresse, d'amour.

«Pleurer sa mère, c'est pleurer son enfance. J'ai été un enfant, je ne le suis plus et je n'en reviens pas.»

28.03.2009

Les naufragés de l'Ile Tromelin d'Iréne Frain et une bonne nouvelle!

Result2.3.jpgUn minuscule bloc perdu dans l'océan Indien. Cerné par les déferlantes, harcelé par les ouragans. C'est là qu'échouent, en 1761, les rescapés du naufrage de L'Utile, un navire français qui transportait une cargaison clandestine d'esclaves. Les Blancs de l'équipage et les Noirs de la cale vont devoir cohabiter, trouver de l'eau, de la nourriture, de quoi faire un feu, survivre. Ensemble, ils construisent un bateau pour s'enfuir. Faute de place, on n'embarque pas les esclaves, mais on jure solennellement de revenir les chercher. Quinze ans plus tard, on retrouvera huit survivants : sept femmes et un bébé. Que s'est-il passé sur l'île ? À quel point cette histoire a-t-elle ébranlé les consciences ? Ému et révolté par ce drame, Condorcet entreprendra son combat pour l'abolition de l'esclavage.

Peut être à cause de ma forte dépendance à Lost, j'ai été intriguée par ce résume et je n'ai vraiment pas été décue. Au départ, je pensais que ce livre était un livre plus romanesque. En fait, c'est un magnifique témoignage. J'ai vraiment été touchée par le sort de ces esclaves oubliés...

Les descriptions de l'île sont vraiment saisissantes et on s'imagine sans peine cet environnement hostile. La suite du roman montre comment des hommes si différents parviennent à vivre ensemble. On passe d'un personnage à un autre, de Jean de Lafargue à Castellan, des marins aux esclaves noirs. Par moments, le narrateur intervient pour donner au lecteur des informations contemporaines. J'avoue que c'est peut être un peu déroutant mais ça n'a pas géne ma lecture.

Castellan, le brillant et courageux premier lieutenant, prend les choses en main, l’unique moyen de s’en sortir vivant pour les naufragés est de quitter cette île des sables, où personne ne viendra jamais les chercher. C'est lui qui n'a de cesse de vouloir tenir sa promesse de revenir chercher les esclaves noirs. Bien malgré lui, il trahit cette promesse. Je trouve que c'est le personnage le plus intéressant du roman. Il découvre une humanité chez ces esclaves, considérés comme de la marchandise.

J'ai adoré la fin car elle souléve de nombreuses questions et montre l'impact de cet événement sur les siécles de sLumiéres. J'ai vraiment trouvé cette partie intéressante. J’aurais peut-être aimé en lire davantage, notamment sur le sort des esclaves restés sur l’île et aurais adoré lire quelques chapitres supplémentaires sur le sujet.

L'histoire est passionnante, une histoire d’espoir et de volonté de vivre, malgré la trahison, l’isolement et le dénuement total. Merci à Suzanne de Chez les filles pour cet envoi! Site officiel d'Iréne Frain

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Bonne nouvelle pour tous ceux qui n'ont pas encore Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patatesde Mary Ann Shaffer, le livre est enfin disponible chez Amazon. C'est un de mes coups de coeur littéraire. Lisez-le, il est vraiment génial!

le%20cercle%20litt%C3%A9raire%20des%20amateurs%20d%5C%27%C3%A9pluchures%20de%20patates.jpgJanvier 1946 : Tandis que Londres se relève péniblement des drames de la guerre, Juliet se demande quel va bien pouvoir être le sujet de son prochain roman. Lorsqu'elle reçoit une lettre d'un habitant de Guernesey, cette petite île anglo-normande oubliée, lui parlant d'un cercle littéraire et de tourtes aux épluchures de pommes de terres, la curiosité de Juliet est piquée...
Au fil des lettres qu'elle échange avec les habitants - aussi fantasques qu'attanchants, de Guernesey, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté sans pareille sous l'occupation et le destin héroïque et bouleversant d'Elizabeth, une femme d'exception...

16.03.2009

Le canapé rouge de Michéle Lesbre.

vlcsnap-112172.pngPartir sur un coup de tête pour essayer de comprendre ses choix, comment on en est arrivé là, l'impact qu'ont eu les autres sur nous ou tout simplement partir pour se trouver. Dans ce livre, Anne part sur les traces d'un ancien amour, Gyl. Idéaliste, il est parti en Russie se construire un monde qui lui parait meilleur...

Plus que la destination, c'est le voyage et ses rencontres furtives qui vont lui apporter des réponses. J'ai adoré l'ambiance "slave" du roman.

Dans 84, Charing cross road, Helene Hanff explique que lorsqu'elle va en Angleterre, c'est pour y trouver le Londres des livres. C'est pareil pour moi, la littérature a forgé une image romantique de la Russie dans mon esprit et j'ai été touchée de la retrouver dans ce roman. Michèle Lesbre décrit merveilleusement les charmes cachés des campagnes russes, les chants d’un accordéoniste dans un café enfumé, les jeux de gamins sales et espiègles.

 « L'un des gamins m'avait longuement observée avant de s'approcher pour me demander, Tu l'aimes Baikal ? Je ne trouvais pas le mot pour exprimer ma réelle émotion, j'avais dit bolchoï, grand »

Le second point fort de ce roman est la relation qui lit Anne à sa voisine, Clémence. Voisine agée qui ne sort plus de son appartement, Anne vient lui faire la lecture. Elle partage ensemble le récit de destins de femmes fortes telles Olympe de Gouges, auteur de la Déclaration des droits de la femme. Assise sur son éternel canapé rouge, elle y fait le récit de sa vie et de la perte de son grand amour. Seul défaut: sa briéveté; dommage que le charme soit rompu si vite.

11.02.2009

Le temps Chanel d'Edmonde Charles-Roux.

« Je ne suis pas sortie parce que j'avais besoin de faire la mode, confia-t-elle à Morand, j'ai fait la mode justement parce que je sortais, parce que j'ai vécu la vie du siècle. »

9782732431161FS.gifElle s'appelait Gabrielle et elle allait révolutionner l'allure des femmes. On la surnomma Coco puis Mademoiselle Chanel, consacrant ainsi une icône de la mode au XXe siècle. Edmonde Charles-Roux, romancière, présidente de l'Académie Goncourt, est partie à la recherche de cette femme singulière, séductrice, artisane, femme d'affaires et visionnaire. Elle retrace ses débuts de modiste, son ascension vertigineuse, nous dépeint ses proches, ses amies, ses amants, nous révèle ses sujets d'inspiration, nous montre toute son audace créatrice. Elle recrée aussi toute une époque en évoquant la condition des femmes, les moeurs et les modes, et s'attache aux grandes figures de la vie artistique et littéraire.

 

 Le temps chanel est un de ses livres qui réussit à allier un contenu intéressant avec des illustrations et des photos magnifiques. Ce livre est une biographie de la créatrice Gabrielle Chanel mais aussi, comme son titre l'indique de son temps. On y côtoie les proches de Coco comme des grands artistes de l'époque. Les bouleversements culturels ou historiques se mêlent aux bouleversements intimes et professionnels de Coco. On y comprend la place qu'elle a tenu dans la libération de la femme, de par ses créations et aussi ses convictions.

 

On pourrait écouter sans fin Edmonde Charles-Roux évoquant Gabrielle Dorziat, Caryathis, ou encore Paul Morand, ami et confident. On y découvre l'ascension de Coco, les années folles, les années de malheurs et l'empreinte de Chanel sur le monde de la mode actuelle.

Extrait:

Quand elle débute, elle découvre une mode qui est en train d'évoluer. Poiret a supprimé le corset. Elle va alors apporter trois choses fantastiques : une ligne fluide et peu marquée à la taille, le noir et le rejet de toute affriolance.

Bref, un livre impressionnant! On y découvre le destin exceptionnel de Coco Chanel, les années folles, la libération de la femme, le milieu artistique de l'époque et surtout la mode selon Coco Chanel.

«Si une femme est mal habillée, on remarque sa robe, mais si elle est impeccablement vêtue, c’est elle que l’on remarque.»

 

15.01.2009

Au bonheur des dames d'Emile Zola

« Au bonheur des dames » est la suite de la série de Rougon-Macquart de Zola. Le but des séries, selon Zola, est d'étudier comment l'environnement affecte le caractère d'une ligne de famille. Trois « environnements » sont apparus dans le travail de Zola : le premier est la campagne idyllique, la deuxième est la campagne dure, et le troisiéme est Paris--la ville. « Au bonheur des dames » est situées dans le tiers.

 

De ses travaux précédents, Paris est déjà connu comme source de corruption de la moralité. Ainsi, l' héroïne, Denise doit faire face à la tâche insurmontable de rester la même face à la dégradation des valeurs morales. Elle est une martyre totale : ses sacrifices pour ses jeunes frères semblent sans fin. Elle économise le mondre sous pour assurer une pension pours enfants au plus jeune, et elle parvient toujours à trouver de l'argent (même dans des périodes désespérées) pour donner à son autre frère qui est frivol et dépensier.

Avec un tel coeur et un tel esprit noble, elle entre dans Paris. Elle est frappée par la première vue qu'elle a de Paris. Une structure colossale a avalé un bloc entier de vieux magasins petits et passés de mode. Elle est étonnée, intimidée, et fascinée par elle. Sa fidélité est divisée entre son oncle drapier et sa fascination et son désir de travailler dans ce magasin, Au bonheur des dames.

« Au bonheur des dames » a deux histoires : (1) la diffusion de la popularité des grands magasins et la mort des petites familles qui ont possédé des magasins « modernes », et (2) l' héroïne noble. Est-ce que l' héroïne sera écrasée par Paris et engloutie par le magasin ? Son esprit plus noble déjouera-t-il toute la chance qui ont été prédestinées pour être contre elle ?

C' est également un essai perspicace et étonnant sur le rôle des femmes dans la société moderne et la facon dont elles sont transformées pour consommer toujours plus de produits. Zola a décripté tous les mécanismes de la vente : le désir, la possession,la tentation, l'achat compulsif. Le livre garde quand même un regard heureux de Paris pendant la troisième République grâce à notre héroine.

J'ai aussi beaucoup aimé l'histoire d'amour entre Mouret et Denise qui nous tient jusqu'à la fin. On espère qu'une seule chose qu'elle lui dise enfin oui...

Si vous aimez faire des emplettes, vous aimerez ce livre !