28.10.2009
Blossom Street de Debbie Macomber

Grâce à l'enthousiasme contagieux de Shopgirl qui en parle ici et là, je me suis laissé tenter par cette série de livres, mettant de côté mon seul préjugé littéraire (contre les livres harlequins) ET Je suis loin d'être décue et on ne me reprendra plus à faire une grimace dés qu'on évoque cette maison d'édition.
L'aventure Blossom Street commence avec Lydia, une jeune femme qui a survécu deux fois au cancer et qui ouvre un magasin de tricot. Offrant des cours de tricotage pour attirer les clients, elle y fait la connaissance de trois femmes: Jacqueline Donovan, une femme trompée qui ne supporte pas sa belle-fille; Carol Girard, quant à elle essaye désespéremment d'avoir un enfant et enfin Alix Townsend trouve que l'atelier tricot de Lydia est un bon moyen de faire ses heures d'intérêt général. Ces quatre femmes, différentes de par leur âge, leur statut ou leur rang vont pourtant tisser des liens d'amitié jusqu'à influer sur la vie des une et des autres....


Dans le deuxième tome, Au fil des Jours à Blossom Street, on y retrouve notre attachante Lydia Hoffman et sa chaleureuse boutique. On y retrouve aussi nos amies du premier tome tout en faisant la connaissance d'autres amoureuses de tricot: une bibliothécaire à la retraite, Elise Beaumont ; une fraîche divorcée en manque de confiance en soi, Bethanne Hamlin et une adolescente complexée Courtney Pulanski.

Qui a dit que Tricoter n'était pas élégant?
La série des Blossom Street est composée de livres doudous qui réchauffent à coup de rire, de larmes, d'espoir et de jolis dénouements. Macomber est une conteuse merveilleuse. Personne ne peut écrire sur les femmes avec autant de simplicité, de véracité et de douceur. Écrit du point de vue de chacun des personnages, les chapitres alternent entre les narrateurs. Même si cela peut devenir source de confusion sous la plume de d'autres écrivains, ici, ca sert l'histoire. Sans effort et avec délice , on apprend à connaître chaque personnage sur un niveau intime, faisant d'eux des amies.
Ces romans sont doux et donne envie de se réfugier sous une couette pour mieux les savourer. Ces livres sont chaleureux, parfait pour un jour de pluie. Ou une journée ensoleillée. Ou un jour de neige. Toujours en fait! Prenez une chaise, rangez votre tricot, oubliez vos tracas en lisant ces romans. Dans les mains d'un écrivain habile, l'ordinaire devient extraordinaire, et une rose fleurit dans tous les coins.
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23:20 Publié dans Coup de coeur, Littérature américaine | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : roman, coup de coeur, amitié, romance, tricot, audrey hepburn
09.09.2009
La série des Emily de Lucy Maud Montgomery

On retrouve beaucoup de LMM dans le personnage d'Emily: sa passion de l'écriture, sa soif de reconnaissance et une certaine nostalgie... Les liens familiaux d'Emily, ses amitiés, son éducation, sa volonté d'écrire, et - surtout - son ambition en tant qu'écrivain se développent à travers les trois livres en un tout cohérent. En effet, Emily Starr est née pour être un écrivain, et tous les autres sous-intrigue du livre (même ses enchevêtrements romantiques) sont secondaires dans l'histoire face à son désir de devenir un auteur. Les ambitions d'Emily dans ce qui était encore essentiellement un monde d'hommes sont vraiment inspirantes.

- Emily of New Moon: Emily vit une existence idyllique avec son père bien-aimé, quand elle apprend (d'une façon particuliérement cruelle) que celui-ci n'a plus que quelques semaines à vivre. Elle devient donc orpheline mais est vite adopté par ses tantes et oncles maternels, le puissant clan Murray. Après une réunion de famille maladroite, Emily est recueillie par sa tante Elizabeth, une femme stricte et un peu méchante, qui n'a aucune idée de comment faire face à l'éducation de la jeune fille désormais à sa charge. Les deux développent rapidement une méfiance envers l'autre. Heureusement, elle trouve du soutien auprés de sa tante Laura et son cousin Jimmy qui vivent également à New Moon. En outre, elle se fait bientôt trois chers amis: le calme et artistique Teddy, l'espiègle Perry et la téméraire Ilse....
L'histoire d'Emily est plus sombre. Contrairement à Anne, qui est orphelin bébé, Emily doit supporter tout le poids du chagrin. En outre, elle est entourée par des personnages qui sont beaucoup plus sombres que la famille élargie et les amis d'Anne. Elizabeth est vraiment sévère et stricte et Emily a une période beaucoup plus difficile à l'école. Il y a quand même quelques moments extremement drôles et Emily n'en reste pas moins tout aussi attachante qu'Anne. Anne Shirley est venue du cœur de LM Montgomery mais Emily Byrd Starr est venu de son âme.
She didn't know exactly what to say so she said, a bit lamely.
"I see you have a cat."
"Wrong." Father Cassidy shook his head and groaned dismally. "A cat has me."

- Emily climbs: Emily Climbs est une œuvre poignante, empli de beauté, à la fois réaliste et poétique. Elle est l'intermédiaire entre l'innocence d'Emily of New Moon, et l'obscurité de Emily's Quest. Les personnages se révelent plus complexes, subtils et Emily devient un personnage doux amer. Une grande partie d «Emily Climbs» est consacré à ce qui se passe alors que Emily se trouve à Shrewsbury, où elle découvre à la fois l'amour et son destin d'écrivain. Montgomery utilise des passages du journal d'Emily. On la découvre de facon bouleversante, torturée et bien sur attachante. Ce tome est de plus une étude de caractères et une série de leçons de vie pour Emily. Bien sûr, comme tous les livres de LMM, ils contiennent des images magnifiques, des personnages étranges et des intrigues secondaires aux relents de romantisme. Les gens qui sont déjà familiers avec l'humour unique de LMM sauront à quoi s'attendre, mais à ceux qui n'ont pas lu ses livres avant, croyez-moi, il y a des passages qui vous feront rire aux éclats. Ce récit de l'enfance et de la féminité se caractérise par une écriture fleurie de Montgomery, avec une pointe de tristesse ce qui rend la série des Emily aussi belle et bouleversante dans les bons comme dans les mauvais moments que traversent notre héroïne.
"Cousin Jimmy thinks I did perfectly right. Cousin Jimmy would think I had done perfectly right if I had murdered Andrew and buried him in the Land of Uprightness. It's very nice to have one friend like that, although too many wouldn't be good for you."
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- Emily's Quest: Merveilleux, le tome qui m'a le plus bouleversé! Emily's Quest est une brillante fin à une série des plus charmantes. Emily a 24 ans et connaît le goût amer des regrets et des rêves inassouvis. Mon chapitre préféré est celui où l'Emily de 24 ans lit la lettre écrite pour elle même par l'Emily de 14 ans. Ce livre est sensiblement différent des deux autres livres de cette trilogie. Dans Emily of New Moon, Emily est une petite fille rebelle, intelligente et courageuse. Dans Emily Climbs, elle est joyeuse, courageuse et ambitieuse. Ici, elle est plus terre-à-terre et elle semble être plutôt désabusée. Ce livre peut vous faire pleurer, rire ou espérer à l'image de son heroine (j'ai eu envie de le jeter par la fenêtre à certains moments!! Ah ce cher et terrible Teddy!!) Emily of new Moon a définitivement une place à part dans mon panthéon littéraire. Elle et tous les autres personnages de ce livre sont dépeints avec humour et sympathie, et ils sont toujours attachants. On croirait presque qu'ils sont réels! Les scènes avec Teddy, le doute d'Emily, son combat pour s'imposer en tant qu'ecrivain sont des scénes qui me resteront longtemps en mémoire....
"I want you to promise me," said Emily, "that whenever you see that star you'll remember that I am believing in you--hard." "Will you promise me that whenever you look at that star you'll think of me?" said Teddy. "Or rather, let us promise each other that whenever we see that star we'll always think of each other--always. Everywhere and as long as we live". "I promise," said Emily, thrilled. She loved to have Teddy look at her like that.

09:52 Publié dans Coup de coeur, Littérature canadienne | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : emily of new moon, lucy maud montgomery, romance, ile du prince edouard, adaptation, coup de coeur
20.08.2009
Les Penderwick de Jeanne Birdsall

Dés leur arrivée à Arundel (rien que le nom de la propriété fait rêver!) , les aventures commencent pour nos quatre soeurs! On y fait la connaissance de la ravissante ainé Rosalind, de l'impétueuse Skye, de la rêveuse Jeanne et de la timide Linotte. Elles se lient d'amitié avec Lucas, le fils de la propriétaire, Thomas, le jardinier et Churchie, la gouvernante. J'ai passé un trés bon jour de congés en compagnie de tous ses personnages, ils sont tous plus attachants les uns que les autres et les soeurs Penderwick n'ont rien a envié aux soeurs March d'Alcott.

Ce livre nous fait vraiment rentrer dans le cercle des soeurs Penderwick, comme si on était l'une des leurs. Il est plein de charme, dû aux soeurs mais aussi au charme d'Arundel, cette propriété qui semble féerique et parfait comme terrain d'aventures! Jeanne Birsdal y crée des scénes ordinaires et magiques à la fois comme lorsque les filles s'amusent à y attraper des lucioles. Elle capte alors d'une façon remarquable grâce à son écriture toute la féerie d'une paresseuse nuit d'été. Ce livre repose vraiment sur le charme des soeurs, le jardin paradisiaque et la qualité de l'écriture qui distille humour et nostalgie, passant des moments de joie aux moments de tristesse.
C'est un premier livre remarquable qui mérite amplement le National Book Award! Idéal pour tous les âges, c'est un vrai coup de coeur pour moi! J'ai hâte de découvrir le second tome, déja sorti en anglais!

10:30 Publié dans Coup de coeur, Littérature de jeunesse | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : litterature, jeunesse, coup de coeur, aventure, humour, quatre soeurs, les quatre filles du dr march, les penderwick, national book award
24.07.2009
Cinquiéme avenue de Candace Bushnell
![carrie bradshaw[1].jpg](http://leslivresderory.hautetfort.com/media/00/01/796856261.jpg)
Malgré mon amour pour la série Sex and The city, je n'avais jamais lu un roman de Candace Bushnell avant. Intriguée par un article élogieux dans Vogue, je me suis lancé à la découverte de cette auteure et c'est sans regrets!
Cinquiéme avenue est un roman audacieux et délicieux à lire, séduite par la ville de New York et la fantaisie qui s'y dégage. Tous les personnages sont mondains, riches et avides de contrôle ou de pouvoir. Tous partagent un amour et une admiration pour la ville de New-York et ménent une vie glamour remplie de séances photos, de diners privés, de campagnes publicitaires, de mode, de potins mais aussi de trahison, d'hypocrisie et de jeux de pouvoir. On y fait la connaissance de Mindy Gooch, auteur d'un blog à succés et présidente du conseil d'administration de l'immeuble. Son mari James quant à lui est un auteur à succés et son fils Sam un génie en informatique. Schiffer Diamond est une comédienne qui a une relation avec un autre locataire, l'auteur d'un roman qui a obtenu le prix Pulitzer; Philip Oakland. Sa tante Enid Merle, chroniqueuse mondaine est un personnage haut en couleurs, tout comme Lola Fabrikant qui rêve d'être la prochaine Carry Bradshaw ou encore Billy Litchfield et Annalisa Rice, derniére arrivante au Cinquiéme avenue avec son mari Paul.
![SJP-Sex-and-the-city-2[1].jpg](http://leslivresderory.hautetfort.com/media/01/00/574874372.jpg)
Candace Bushnell donne vie à ses personnages impérieux, imprégné d'individualité et d'une forte personnalité. Son objet n'est pas le sexe en dépit de ce qu'on pense même si elle est beaucoup plus explicite qu'Edith Wharton ou Jane Austen , l'objet de ce roman est avant tout la poursuite vers la réussite et le pouvoir. Presque tous les caractères de Cinquième Avenue ont comme défaut d'être rongé par le désir. En effet, ils se révélent tous insatisfait, frustré, et ces désirs, qui entre en conflit avec ceux de leurs voisins, provoquent de grands bouleversements. Le plus grand désir de tous n'est pas l'amour, mais l'immobilier, sous la forme d'un penthouse, en vente après la mort de sa propriétaire. Candace Bushnell posséde un merveilleux talent littéraire parvenant à mêler comédie et drame sombre avec l'ambiance unique de New York. Son roman est une comédie assez cruelle où les locataires se piétinent les uns les autres pour accéder au sommet de l'échelle sociale. L'auteur y montre le pouvoir corrupteur de l'argent et de la soif de contrôle mais elle écrit aussi sur des personnages comme Annalisa Rice, qui sont malheureux, malgré leurs milliards et leurs bijoux Chopard.
La fin y est de plus grandiose avec à la clé procés, meurtre, secret, vol, chantage mais aussi réconciliation et vengeance bien mérité sur les autres ou sur la vie. Un premier roman et je suis déja sous le charme, je viens juste de commander Lipstick Jungle!
![10[1].jpg](http://leslivresderory.hautetfort.com/media/01/00/1916933493.jpg)
10:24 Publié dans Coup de coeur, Littérature américaine | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : littérature, candace bushnell, cinquieme avenue, new-york, carrie bradshaw, sex and the city, chick-litt, coup de coeur
20.07.2009
Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin

San Francisco et sa fameuse baie, ses tramways cahotant dans les rues en pente, son pont du Golden Gate, compte désormais un monument de plus : le 28, Barbary Lane, une pension de famille tenue par la pittoresque Anna Madrigal qui materne ses locataires avec une inépuisable gentillesse. Et ils en ont tous bien besoin, car "s'il ne pleut jamais en Californie, les larmes en revanche peuvent y couler à flots". Ils le savent bien, Mary Ann, venue de Cleveland dans cette ville qui a le don de décoincer les gens, Mona qui vient de perdre son emploi, Michael qui cherche vainement l'homme de sa vie...

J'ai enfin découvert le premier tome des Chroniques de San Fransisco. Ce livre se lit comme une bonne série télévisée. Tout commence avec l'arrivée de la naïve et réservée Mary Ann Singleton et ses mésaventures avec les habitants de Barbary Lane. Tous les personnages semblent si réels que je verrais plus jamais San Francisco, sans penser à Mme Madrigal, Michael Tolliver, Mary Ann Singleton ou Mona. J'ai particulièrement apprécié la manière dont Armistead Maupin nous plonge dans l'univers parfois trés différent de chacun de ses personnages. Ils sont tous chaleureux, drôles, réelles (et irréel, dans le meilleur sens du terme) et vraiment amusants. Attachants, mystérieux, excentriques, ils sont le moteur du livre et nous donnent immédiatement envie de tout connaître sur eux. De plus, ce fascinant patchwork de vie est assez amusant, surtout grâce au personnage de Michael!
Si les chroniques de San Francisco donne vie à une flopée de personnages, elle nous rend aussi nostalgique d'une époque, ici les années 1970. Ce livre donne un parfait rendu de l'atmosphére de cette époque, un instantané de la réalité du moment où ils ont été écrits, non pas une sorte de voyage nostalgique. Attention quand même, ne planifiez rien car vous êtes vite happé par votre lecture et "Un chapitre de plus" se transforme en une dizaine d'autres.

10:28 Publié dans Coup de coeur, Littérature américaine | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
03.06.2009
Ce que j'étais de Meg Rosoff

En 1962, Hilary, le jeune narrateur de ce roman est envoyé par ses parents à St Oswald, un pensionnat pour garçons. Déja renvoyé de plusieurs pensionnats, ses parents espérent qu'il deviendra raisonnable et brillant. Toujours hanté par ses deux dernièrs échecs, Hilary fait de son mieux pour s'adapter à ce nouvel environnement. Mais, il a faim de nouvelles expériences loin des salles sombres, de l'autorité et des railleries de ses camarades de chambre. Un après-midi, lors d'une sortie, il rencontre Finn, un jeune garçon qui semble mener une vie hors norme. Auto-suffisant et solitaire, Finn gagne sa vie en travaillant sur le marché et non seulement il n'a pas de parents, mais en plus il vit seul et ne va pas à l'école. Selon le gouvernement, Finn n'existe pas car sa naissance n'a jamais été enregistrée. Vivre dans une petite cabane confortable au bord de la plage, dans un lieu sans prétention, confortable et intime s'avère être l'aventure parfaite pour Hilary. Bientôt, il devient de plus en plus obsédé par Finn qu'il tente de rejoindre en inventant des stratagémes pour s'évader de l'école. Il découvre, avec son compagnon la pêche mais aussi une vie rude sous le froid...
J'ai beaucoup aimé ce roman, découvert grâce au billet de Karine. Le chalet semble appartenir à une autre époque de l'histoire, bien avant les conflits et les luttes politiques du XXe siècle. Le narrateur devient instantanément amoureux de la cabane et de son seul occupant, un jeune garçon de son âge nommé Finn. Hilary devient obsédé par lui, parce qu'il l'aime ou parce qu'il veut être comme lui ou qu'il recherche tout ce qu'il représente, loin des tourments du quotidien de Saint-Oswald et de la société en général. Finn et Hilary partagent un plaisir enfantin face à la beauté du monde naturel et à la simplicitié de la vie quotidienne et ils possèdent une intégrité inébranlable qui permet en fin de compte leur appréciation de la nature mais aussi de l'autre. L'histoire de leur amitié est renforcée par le fait qu'ils sont trés différents, mais semblent être réunis pour toujours. De plus, la fin avec la révélation du secret de Finn est vraiment imprévisible et lance un nouvelle lumiére sur le livre.
Plus intrigant est son exploration de l'Histoire. L'auteur montre intentionnellement que Finn mène une existence pré-moderne. Contrastant avec la société de consommation et ses codes sociaux, dans lequel le narrateur se trouve à regret, Rosoff construit une sorte d'allégorie de l'histoire incarnée par deux jeunes très différents.
Ce roman au ton élégiaque où un vieillard se remémore sa jeunesse est trés touchant. Il aborde bien sûr le sujet de l'amitié mais aussi l'impact que peut avoir un événement, une idée ou une autre personne sur une vie. Les questions de la sexualité, l'amitié, l'identité et l'amour sont soulevées, comme la question du destin. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman donc je vais surement lire d'autres romans de cette auteure et pour vous convaincre de le découvir aussi, vous pouvez lire les premiers chapitres ICI.
![Rory-rory-gilmore-1598640-532-300[1].jpg](http://leslivresderory.hautetfort.com/media/02/01/212376323.jpg)
09:50 Publié dans Coup de coeur, Littérature de jeunesse | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : littérature, jeunesse
27.05.2009
"Je suis née avec un énorme besoin d'affection et un terrible besoin d'en donner". Audrey Hepburn

Audrey Hepburn est la seule actrice que j'admire vraiment. Certes, elle a une beauté classique et un charme fou. Mais plus que ca, elle a un réel talent d'actrice, une elégance folle et un sens de la mode inné. Admiratrice, j'ai visionné des dizaines de fois ses films et j'y touve toujours un certain réconfort. Dur d'établir un classement parmi tous ses films, surtout le top cinq!!Pour vous donnez vraiment envie de découvrir son film, je vous ai mis certaines chansons grâce à Deezer!
10- The Nun's Story
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Audrey voulait un rôle sérieux qui lui permettrait de donner du crédit à sa carrière, elle y joue donc une femme qui devient une religieuse, mais qui n'est pas sûre de s'y adapter. Il s'agit d'une performance puissante et d'une grande histoire^même si il y a quelques longueurs.
9-The Children's Hour

Egalement en vedette avec la jeune Shirly MacLaine, ce film est étonnant et risqué pour l'époque (il date de 1961), l'histoire de deux meilleures amies enseignantes qui sont accusées d'être lesbiennes. Un film qui traite d'un sujet important et qui n'est pas considéré comme un "Audrey Classic", pourtant il est l'un de ses meilleures oeuvres. Il s'agit d'une sincère et réaliste histoire servie par des actrices incroyables.
8-Wait Until Dark

Audrey joue une femme aveugle piégée et manipulée par des tueurs, tandis que son mari est absent. Tendu et émotionnel, ce film vous tiendra en haleine. Hepburn est absolument incroyable et crédible, et a failli obtenir le prix de la meilleure actrice (ca sera l'autre Hepburn - Katharine pour sa performance dans Guess Who's Coming to Dinner). Si vous doutez des qualités d'Audrey en tant qu'actrice, je vous conseille ce film. Quand on pense à Audrey Hepburn, on ne pense pas tout de suite à Wait Until Dark, mais ce film montre sa capacité à créer de la profondeur dans un rôle.
7- Funny Face
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6- Two for the Road
![audreytwo[1].jpg](http://leslivresderory.hautetfort.com/media/01/01/2120823337.jpg)
Une comédie qui est un peu déroutant au début (Il ya trois différentes lignes de temps) qui suit le début, le milieu, et la proche fin d'un mariage. Adorable, ridicule et parfait, ce film vous donne les hauts et les bas d'une relation, la façon dont le travail ou les changements dû à la maturité peuvent changer un couple. C'est une étude intime du couple. Les situations sont cocasses, mais à la fin, c'est les dialogues habilement écrit qui enrichissent le film.
5-Charade
![charade[1].jpg](http://leslivresderory.hautetfort.com/media/01/01/282884515.jpg)
En vedette avec Cary Grant, ce film est une satire sur les films d'espions tels que les James Bond. Une grande comédie, Audrey joue une jeune veuve qui est poursuivi par des personnes, persuadés qu'elle détient de l'argent. Elle trouve du réconfort auprés de Grant qui la protége. Rempli de rebondissements, Audrey y est resplendissante de beauté et de style! Ne manquant pas de suspens, Cary Grant y est fringant au côté d'Audrey.
4- My Fair Lady

My fair lady est un véritable petit bijou! Audrey est charmante (comme toujours) et parfaite en Eliza Dolittle. Son personnage y est excentrique, à l'image de ses fabuleuses robes qu'elle porte. Cette comédie musicale, sur la base du livre Pygmalion de George Bernard Shaw, entraine le public à travers les manigances du professeur Henry Higgins (Rex Harrison). Seul petit bémol: ce n'est pas Audrey qui chante...
3- Roman Holiday
![mini-audrey-hepburn-roman-holiday-p[1].jpg](http://leslivresderory.hautetfort.com/media/02/01/426023079.jpg)
Le premier film que j'ai vu avec Audrey et ce fut le coup de foudre! C'est aussi le film qui a permis à Audrey de remporter un Oscar. Roman Holiday révéle au monde cette jeune star en herbe au visage mutin. Dans ce film romantique, Hepburn joue une princesse européenne qui échappe à son entourage et fuit l'ennuyeux protocole. Un journaliste américain (Gregory Peck) l'emmène visiter Rome en éspérant décrocher la photo du siécle. Un film émouvant que je ne me lasse pas de regarder!
2-Sabrina

J'aime tout dans ce film: les acteurs, les costumes et l'intrigue bien sûr! Humphrey Bogart et Audrey y sont époustouflants. C'est un film adorable, léger et plein de charme. Audrey Hepburn, Humphrey Bogart et William Holden y crée un triangle amoureux classique. Bogart et Holden jouent de riches frères, et Heburn, la douce fille du chauffeur. Après un séjour à Paris, Sabrina Fairchild (Hepburn) revient dans la maison de son enfance. C'est alors que les deux fréres tombent tous les deux sous le charme de Sabrina. J'adore la scéne où Sabrina chante La vie en rose (et en francais) à Linus! J'en ai des frissons à chaque fois! Sabrina marque aussi le début de la collaboration d'Audrey avec le célébre couturier Givenchy. C'est d'ailleurs lui qui signe les robes magnifiques du film. Ce film est vraiment CULTE pour moi!
1-Breakfast at Tiffany's
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Le rôle et le film les plus célèbres d'Audrey! Il n'a donc pas voler sa premiére place (j'ai longtemps hésité avec Sabrina) Audrey Hepburn y joue le rôle d'Holly Golightly, une callgirl imaginée par Truman Capote qui tombe amoureuse de son voisin écrivain, Paul (de plus un gigolo). C'est pour moi le plus grand classique de tous les temps et un must pour tout le monde. Hepburn crée son style légendaire et chic, avec ce personnage compliqué, au passé trouble. Tout au long du film, les deux personnages arpentent New-York et nous vont partager les diners mondains et exubérants d'alors. Un sentiment de bien-être se dégage de ce film (ou c'est peut être moi?) Holly est un personnage vraiment trés attachant et la fin est digne des grands films hollywoodiens! On y découvre la voix magnifique d'Audrey qui chante Moon River et la légendaire petite robe noire (conçue par Givenchy). La scéne d'ouverture ainsi que la musique sont d'ailleurs devenus tout aussi légendaires.
Découvrez Various Artists!
Je vous laisse avec ma citation favorite d'Audrey et une magnifique vidéo sur son style inimitable!
"For beautiful eyes, look for the good in others; for beautiful lips, speak only words of kindness; and for poise, walk with the knowledge that you are never alone"
09:48 Publié dans Coup de coeur, Grand écran, Tags | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, audrey hepburn
25.04.2009
L'amour est à la lettre A de Paola Calvetti
Dés les premiéres pages, je me suis attachée à Emma, l'héroine au centre de ce roman. Amoureuse des Lettres, c'est une femme indépendante, determinée et pleine de charme. Suite à son divorce, elle décide de changer radicalement de vie. C'est ainsi qu'elle décide d'ouvrir une librairie de quartier baptisée Rêves&Sortiléges. Le charme et l’originalité de sa boutique résident dans sa spécialité : les livres consacrés à l’amour. Plus qu'un endroit ou on vend les livres comme de la vulgaire marchandise, c'est un lieu de rencontres, de discussion et de partage. Les livres sont classés non par nationalité de l'auteur mais selon son histoire: Amour et crimes, Amour sans espoir, Maintenant et pour l'éternité, Missions impossibles ou encore Coeurs brisées! A défaut d'avoir une librairie aussi chaleureuse à côté de chez vous, vous pouvez la visiter sur ce site: http://www.librairierevesetsortileges.fr/ Ce site est vraiment bien fait et donne un aperçu de toutes les références littéraires faites dans le livre.
Dés ma découverte de cette librairie, je suis tombé sous le charme. On suit donc Emma dans ses débuts en tant que libraire et ses rencontres avec ses clients. L'histoire prend un tournant lorsqu'elle trouve dans un livre, un message de son amour de jeunesse, Federico. Architecte et marié, il habite New-York. Entre eux, débute alors une relation épistolaire qui n'est pas sans rappeler "The shop around the corner"( Emma y fait même référence)
Au fil des lettres, Federico nous fait découvrir New-York, ses musées, ses paysages et même ses librairies. Un vrai voyage! Emma parle d'elle et de sa relation aux livres, de ses clients et de son fils. Le roman n'est pourtant pas complétement épistolaire car Emma reprend souvent le récit. Elle nous explique son appréhension face à la technologie ( elle n'a ni Internet, ni portable), on assiste avec elle aux discussions littéraires sur des thémes tels que Quelle est la plus belle histoire d'amour? UN VRAI REGAL! et on y partage ses joies et ses peines.
L'inévitable est là. Emma et Federico, malgré les trente années de séparation sont toujours amoureux l'un de l'autre. Ils doivent faire face à leur passé commun et Emma découvre les vrais raisons de leur séparation. Leur histoire est émouvante, comme toutes les histoires impossibles et compliquées.

Les personnages secondaires comme les collégues d'Emma ou les clients sont tout aussi attachants. Chacun d'eux ont un univers particulier et intéressant. On découvre leurs goûts lors des lectures publiques organisées par Emma.
Vous le devinez, ce livre est bourré de références littéraires aux héros comme Heatcliff, le Comte Vronsky ou Jane Eyre ET aux romans comme Possession de Byatt, Notre Dame de Paris de Hugo ou encore Maurice de Forster. Emma fait aussi souvent réference aux auteurs: Edith Wharton, Jane AUSTEN (un passage inoubliable avec la découverte d'une lettre par Federico à New-York) ou Nick Hornby qui intervient directement dans le récit.
Un livre riche, une héroïne attachante, une histoire d'amour contrariée, un style au service de son histoire, comment résister? J'ai dévoré et adoré ce roman. Un vrai coup de coeur! Triste de devoir laisser Emma et sa librairie.... Chaque amoureux des livres se reconnaît en elle. Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager un extrait:
Pour se sauver, on lit. On s'en remet à un geste méticuleux, une stratégie de défense, evidente mais geniale. Pour se sauver, on lit. Un baume parfait. Parce que peut-être, pour tout le monde, lire c'est fixer un point pour ne pas lever les yeux sur la confusion du monde, les yeux cloués sur ces lignes pour échapper à tout, les mots qui l'un aprés l'autre poussent le bruit vers un sourd entonnoir par où il s'écoulera dans ces petites formes de verre qu'on appelle des livres. La plus raffinée et la plus lâche des retraites. Trés douce. Qui peut comprendre quelque chose à la douceur s'il n'a jamais penché sa vie, sa vie tout entiére, sur la premiére ligne de la premiére page d'un livre? C'est la seule, la plus douce protection contre toutes les peurs. Un livre qui commence.
Merci à Suzanne de Chez les filles pour cette jolie découverte! Passez tous un bon Week-end!

15:35 Publié dans Coup de coeur, Littérature italienne | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : littérature, romance, audrey hepburn
30.03.2009
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes de Stieg Larsson

Un an que ce livre attend sagement sur les étagéres de ma biblio. Faut dire que je n'ai jamais vraiment lu de polars, à part Sherlock Holmes. Aprés cette lecture , je me dis que je devrais me laisser tenter par ce genre si il me réserve encore de bonnes surprises telle que ce livre. Maintenant que je l'ai lu, je n'ai qu'une envie: courir me procurer le deuxiéme tome! En effet, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes est le premier volume de la trilogie Millénium.
L'histoire est divisée entre les secrets d'une famille riche et puissante, les Vanger et les fraudes économiques d'un grand groupe, Wenneström. Mikael Blomkvist, journaliste récemment condamné pour diffamation, est engagé par Henrik Vanger. Il veut que Blomkvist enquête sur sa nièce, disparue il ya près de 40 ans. Disparition troublante dans le huis clos d'une île, Henrik est convaincu qu'elle a été assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires, en lui envoyant des fleurs rares. L'auteur parvient à maintenir un bon rythme tout au long du roman en offrant au passage des sensations fortes et une leçon sociale aiguisée. C'est vraiment un trés bon thriller qui tient tellement en haleine, qu'il devient quasi impossible de poser ce livre.
Par la suite, Blomkvist est aidé dans ses recherches par Lizbeth Salander, une jeune femme atteinte du syndrome d'Asperger, qui est sous la tutelle de l'État. Salander est vraiment un personnage rebelle, énigmatique et pour le moins déstabilisante. Ses tatouages et piercings sont des marquages qui lui rappellent ce qu'elle a dû endurer dans la vie. C'est une jeune femme intelligente mais solitaire. Peu à peu, grâce à son talent en informatique entre autres, elle découvre de nouveaux renseignements importants sur la famille Vanger...
Bien que le roman commence plutôt lentement, les personnages sont vite mis en place et la généalogie de la famille Vanger explorées. Stieg Larsson réussit à créer une atmosphère oppressante lorsqu'il met en place cette "pièce fermée" pleine de mystères et de vieilles rancoeurs. Les personnages sont les moteurs de l'action, surtout les deux protagonistes. Le lecteur se soucie de Blomkvist et Salander dès le début, car les deux sont vulnérables et ont souffert injustement. (Je sais pas pourquoi mais à certains moments, Lisbeth me faisait beaucoup penser à Spencer Reid d'Esprits Criminels) Au fur et à mesure que le roman se développe, l'auteur crée également de la sympathie pour les personnes âgées tel que Henrik Vanger. Larsson, lui-même était le rédacteur en chef d'un magazine anti-raciste, et son inoubliable description de certains des parents Vanger, qui étaient de fervents adeptes des mouvements fascistes, porte l'anneau de l'authenticité.
Comme le roman se développe, les squelettes dans le placard de la famille Vanger émergent, et l'atmosphére se fait plus glauque. Développé dans les moindres détails, ce roman est particulièrement riche en suspens et en actions, reliant tous les détails pour produire une conclusion en crescendo qui promet une sacrée nuit blanche. Bref, c'est un passionnant roman qui laisse ses fans haletants pour le prochain épisode. Vite la suite!
09:55 Publié dans Coup de coeur, Littérature scandinave | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : littérature, polars, gilmore girls
25.03.2009
L'histoire de l'amour de Nicole Krauss

L'histoire de l'amour est, à mon avis un grand roman. Tracé avec une précision exquise, propulsé par des personnages très sympathiques, et rempli de mystères et de questions, ce livre est tout simplement un vrai coup de coeur . En plus de raconter l'histoire d'une jeune fille de 15 ans, Alma et d'un survivant de l'holocauste,Leo Gursky le roman de Krauss est également l'histoire d'un livre: l'Histoire de l'amour. C'est ce livre qui trace un lien entre les personnages. Ce que l'auteur écrit à propos des livres est tout aussi important que ce qu'elle écrit sur l'amour.
Nicole Krauss comprend les livres comme un moyen de communication durable et mobile qui outrepasse les continents, les générations ou les langues. Le livre est placé au centre de l'histoire, aussi important qu'un personnage. Il est un morceau de l'âme de son auteur. L'histoire de l'amour (le roman dans le roman) a une destinée vraiment incroyable: écrit en Pologne, manuscrit donné et ensuite volé, écrit en yiddish, traduit en espagnol, publié en Argentine, trouvé par un voyageur juif, donné à sa femme, secrètement traduit en anglais et enfin découverte par une jeune fille de 15 ans à New York. Pour Krauss, rien de tout cela est aléatoire, et même si les personnages agissent indépendemment les uns des autres, c'est le destin qui se charge de les faire se rencontrer même pour un moment fugace. Pour bouleverser le sens du destin, il suffit d'écrire: selon Krauss, quand l'âme de l'écrivain est pur, un livre devient un objet presque sacré. Et de cette manière, les livres sont un peu comme l'amour. D'ailleurs, l'objet central de ce livre où tous cherchent des réponses, c'est l'amour. Le récit est poétique, bouleversant et si mélancolie ( surtout l'histoire de Léo et de l'autre Alma, celle du roman)

En plus de sa foi en la puissance de l'écrit, il émane de ce roman une foi dans l'intégrité et le bien, dans la possibilité de se racheter, dans la capacité des êtres humains à façonner leur propre destin, peu importe la complexité ou les compromis maais toujours en présence de l'amour comme un agent quasi magique.
Plus important encore, Krauss croit fermement que les écrivains peuvent changer le monde par l'écriture. Si ils le peuvent, et c'est une quasi certitude, alors nous sommes juste un peu mieux aujourd'hui que nous l'étions hier avant que ce roman; l'histoire de l'amour ne vienne dans le monde des lecteurs.
09:18 Publié dans Coup de coeur, Littérature américaine | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : littérature, gilmore girls














































































































